COMPAGNIE DES ARTS DE NEZ

DOSSIER DE PRESENTATION

« L’HÔ QUI PASSE »

 

 

1- NOTE D’INTENTION

Tout commence par une vision au petit matin du 30 décembre 2012…

Un rêve éveillé, clair, précis, une joie intérieure :

« Un homme de 72 ans, seul dans la foule avec sa vie comme bagage, grand bagage… une valise de 2m10 de long, 1m55 de haut, 60 de large.

Et l’évidence : il ne peut avancer sans collaboration. »

À réaliser sans faute !

Après « Valises » où Tofé construisait des châteaux en Espagne avec 36 valises, « El Wawa Circus » où Tofé et son frère se racontaient avec 2 valises, « Cãlãtorie » où Tofé revit le cirque familial avec 4 valises, Voilà « l’hô qui passe » avec 1 valise : Tofé y est grand père.

Les Valises :

Ces 10 dernières années, je m’en suis allé la majorité du temps sur d’autres continents, à la rencontre, à ma rencontre…

Afrique, Amérique du Sud, se retrouver de temps à autres, le nez dans la misère. Et alors, mettre le nez rouge pour tenter de l’égayer.

Revenu au pays, ne rien oublier de ce que j’ai vécu, remettre le pied à l’étrier, tirer des leçons du passé, et une nécessité : créer. J’ai un regard à poser.

Un nouveau challenge pour moi, un déambulatoire, un fixe, une version « Salle ». Objectif : pouvoir jouer partout même où on ne l’attend pas ! Vivre une histoire, en témoigner, et aussi s’éclater, être au contact des êtres, s’émotionner, partager la profondeur…

Une qualité de jeu exigée, en justesse et drôleries, un regard sur soi, ses expériences, ses défaites, ses travers, ses désirs, ses joies, ses rêves… Oser des poèmes, des histoires de voyages, des cris, de la tendresse, des chants partisans et d’amour.

Tout cela en s’inscrivant dans notre réel, notre société, nos dérives et nos beautés

Michel Malet

2- PRESENTATION

L’Hô qui passe…

Il débarque du coin de la rue ou du bois…

On se demande qui l’a posé, là.

Il ne peut traverser seul la route, le champ, la place, la ville, le village…

C’est le passant, le « public-acteur », qui l’emmènera plus loin avec son bagage qui le dépasse…

Il raconte sa vie, de poésies en illusions.

Il chante l’amour, ses révoltes.

Il tait ses peines… écoute les tiennes…

Il cherche à apprendre de tout avec avidité…

Il est 3éme âge mais pas sage ;

Il croque la vie, la mort n’est pas loin

Un déambulatoire

L’errance est l’origine de l’être humain…

Un homme qui passe revendique ce droit :

La liberté qu’est-ce donc dans ce monde ?

Un déambulatoire de proximité, se mettre en porte-à-faux (il parle et écoute), aller au-devant de la surprise, provoquer l’inconnu.

Il y a l’image de « la grande valise », certes importante, mais le vrai défi est de créer la rencontre, convaincre le « Public-acteur » de la nécessité de collaborer pour aller plus loin, pour avancer…

Rencontrer la personne, l’emmener en voyage en elle-même, l’écouter, se livrer, oser l’intime.

Un Fixe en rue et une version « Salle ».

On ne peut pas déambuler partout… d’où la nécessité de s’adapter, de chercher la profondeur intérieure qui permet de tenir un public sur un lieu défini… Cela n’empêche pas les désirs exprimés plus haut mais permet, au contraire, au personnage de vivre une histoire d’un moment plus long et donc de livrer, plus encore, son évolution, son intimité…

Le troisième âge

72 ans (15 ans de plus que l’acteur !), habitué de la route, le personnage a de l’expérience et une belle conscience.

Les sens sont émoussés, il a ses fragilités.

Un rapport double au temps, dans son mouvement et sa nécessité, le rythme ne peut être rapide même s’il a ses moments vifs.

Il ne sert à rien de courir, le temps est illusion.

Poser les moments de vie, oser les silences et l’attente.

Il est peut-être au bout du voyage…

Apatride

Il est Rom’ d’origine, le choc des cultures, il connaît… Sa patrie, c’est sa famille et… le monde.

Il est seul, sa famille entière a été déportée, ils disent rapatriée, renvoyée au pays… qu’elle ne connaît pas !

Il est digne, témoigne sans se répandre, cherche à comprendre…

La solitude pèse mais enrichit les rencontres, sa vie est chemin.

Tout est réseau et il est généreux…

Le spectaculaire

Il était musicien, il n’a plus d’instruments, rien de plus beau que le chant…

Ses chansons nous transportent, les mélodies nous emmènent, l’amour, la mélancolie, la joie, la colère, l’espoir…

De petits poèmes au fond des poches, des petites histoires à rire ou réfléchir, il peut emmener du public à sa suite…

Le sédentaire possède quelques mètres carrés, le nomade possède le monde entier…

Sa valise

« Grande » comme son âge, comme les moments de sa vie, c’est l’escargot avec sa maison à côté de son dos. Tout son savoir et son avoir sont là.

Cette valise pèse mais il l’ouvre peu…

Elle est pleine de vents d’histoires, de souvenir certains et estompés, voir inventés, elle est siège, lit, et peut être tribune…

3-LE CLOWN

Inscrit dans notre souvenir, le clown est un personnage dont la définition échappe à grand nombre d’entre nous. Il effraie ou émerveille certains, d’autres se demandent s’il est triste ou encore s’il est destiné uniquement au public d’enfants. Cependant lorsqu’il est annoncé au programme, nous n’espérons qu’une chose : qu’il nous fasse rire.

Le clown permet l’explosion de soi dans la fantaisie, le surgissement des mécanismes émotionnels, du rire aux pleurs, de la tendresse à la férocité, mais ce “plus petit masque du monde” demande beaucoup de maîtrise et de rigueur.

Le clown, c’est un état bien plus qu’un personnage. Etat à construire à partir de la vérité profonde du comédien, avec ses qualités et défauts physiques et psychologiques, ses travers, ses tics, ses attitudes ou postures corporelles et mentales, sa manière de penser, de parler, de bouger…

S’il fallait nommer les caractéristiques de cet état, on dirait qu’il est simple, humble, confiant, engagé, rêveur et terrien tout à la fois, vulnérable, nu, à dé-couvert…

Le clown est toujours confronté à un problème et met en œuvre sa fantaisie et sa naïveté pour le résoudre. Maladroit, poète, idiot, il a fond de lui cette extrême simplicité qui le rend à la fois tragique et comique. Le clown EST. Pour lui, pas vraiment d’histoire, seulement des états qu’il développe face aux situations.

Etre clown, c’est ne plus avoir peur d’avoir l’air « bête », mais au contraire, être fort de montrer sa fragilité, porter un regard sérieux sur des choses légères, amuser en s’amusant, chercher des problèmes, là où tout le monde voit des solutions, et trouver des solutions, là où tout le monde voit le chaos et décider de rire envers et contre tout et surtout avec les autres.

Le travail du personnage clownesque nous permet de développer le rapport au public-acteur en détournant ses aspects trop dramatiques.

 

Il est dans l’instant présent :

Cultiver notre présence, notre écoute, notre potentiel de jeu, de communication et de création, notre acceptation de soi et de l’autre, notre sens de l’humour et de la dérision

Il est dans la simplicité de l’échange :

Travailler le clown, c’est mettre en jeu nos émotions, nos fragilités et nos dimensions cachées en donnant la vie à un personnage sensible, imaginatif, en relation directe et complice avec ceux qui le côtoient.

Et dans l’imaginaire infini :

Il est notre lien direct vers l’univers poétique. Le monde bien réel et absurde que nous avons créé.

Cet état est très proche de celui de l’enfant et ne dit-on pas de la vieillesse « un retour en enfance » ?

Pour s’adresser au passant, un langage universel nous est apparu comme une évidence. Un langage qui traverse les frontières, touche n’importe quel être quel que soit son origine, un peu comme le « langage du coeur ». Une composition entre le gestuel, les situations, les borborigmes et les mots d’ici et d’ailleurs…

4-DÉMARCHE SCÉNOGRAPHIQUE

Simple, une valise géante, elle fait 1M90 de long pour 1M20 de haut.

Une image forte, la démesure interpelle dans l’instant, le bagage est disproportionné par rapport au comédien.

Un code clair qui installe le public, lui délivre le message : « ici spectacle, un univers particulier ».

La valise est commune, voire ancienne, elle a du vécu. On se rend compte de suite qu’on est dans une histoire de vie.

Mais la valise surprend aussi, elle est solide, peut tomber, le personnage peut monter dessus ou même y installer un partenaire-public.

Pour Costume, le clown porte un costume un peu usé par ses pérégrinations, il est propre sur lui, faisant montre de sa dignité.

Dessin : Stéphane Georis

5- L’EQUIPE

Écriture

Michel Malet

Accompagnement artistique, regard extérieur :

Dominique Comby

Comédien

Michel Malet

Mise en scène

Dominique Comby

Marie-Laure Vrancken

Travail du chant

Paul Malet, Laura Tejeda Martin

Scénographie, Création du décor

Fabrice Virzi, Jean-Claude Ansenne

Production/Diffusion/Communication Presse

Cie des Arts de Nez, Michel Malet

6- FICHE TECHNIQUE

Spectacle universel.

Nom : L’Hô qui passe

Genre : Déambulatoire Chanté- poético-clownesque Fixe, en Salle

Tous Publics

Durée : 1 à 2 heures en fonction du lieu 1heure

Lieu : Partout en extérieur et en intérieur.

Lien internet : www.ciedesartsdenez.be

Artiste : 1 comédien 1 technicien

Transport : 1 véhicule

Temps de montage et repérage : 2 heures régie lumière

Temps de démontage : 5 minutes

Lumières de l’espace public.

Une loge nécessaire.

Besoin d’une aide d’une personne pour porter la valise au début et fin du spectacle

7- CONDITIONS FINANCIÈRES

Spectacle:

Pour une représentation : 600 euros

Pour deux représentations : 900 euros

Transport:

Un véhicule à 0,40 euros du kilomètre (au départ de Stoumont (B))

8- CONTACT

COMPAGNIE DES ARTS DE NEZ

Rue de la chaîne, 52

4000 Liège

Mobile : 32 (0)495 127 688

compagniedesartsdenez@gmail.com

PAGE FACEBOOK : COMPAGNIE DES ARTS DE NEZ

9- C.V. Michel Malet

 

Michel Malet, 57 ans

Comédien, Clown, Formateur, Directeur d’acteur.

Educateur sportif A2. Humanités sportives Huy sortie en 1979.

Formations depuis 1981:

Clown avec Pierre Richy (Fr), Marcel Penasse et Joseph Collard (B), Les Colombaioni (I), Michel Dalaire (Can), Valérie Obin (Fr).

Mime avec Fujio Ishumaru (Jap), Vincent Marcotte (Can)

Training de l’acteur avec Ingemar Links (Suéde)

Voix avec Joseph Jacquinet (B), Fanchon Daemers (B)

Bouffon avec Dolores (Can)

Spectacles:

Les Co-lecteurs (Bitume 2016) Cãlãtorie (2012), Tofé, Un poco de todo (2010). El Wawa Circus (2009), A l’unissons(2006), La télé en réalité (2004), 7 à voir (2001), Païkan gardien du Walhala (1999), Les Sapés Sapins (1997), Valises (1994), Gridlock (1991), Décollage (1989), Chocotoff se fait la malle (1986), Il était une fois un petit navire qui n’avait jamais divagué (1982). Toutes créations originales jouées en Belgique, France, Suisse, Allemagne, Hollande, Argentine et Bolivie. En préparation : L’HÔ qui passe (2017).

Co-Productions:

Villages et Cies Avec 8 Cies Françaises Cliousclat, Montmiral, Peyrins (2014-2015)

Les Irrisistibles Belges avec 9 Cies Belges « Chalon dans la rue » Chalon sur Saône (Fr, 2013)

Route Nationale 2000 avec la Cie des Chercheurs d’Airs (Fr, 2000)

Valises avec le Festival D’Annonay (Fr, 94)

Interventions avec le Festival Idécklic (Fr, 95)

Le lieu Avec 12 Cies françaises (Aurillac,Fr, 93 et 94)

La Guinguette avec la Cie deux pas Sages (Fr, 92 à 95

Festivals:

Co-création du Festival « Resistencia en las calles » Chaco Argentine 2010

Je crée avec Stéphane Georis,en 1995, «Bitume» Festival international de Théâtre de rue itinérant (Huy, Liège, Moirans en Montagne (Fr), Annonay (Fr), Engis, Hotton, La Roche, Vielsam). J’en ai assuré la direction artistique jusqu’en 2007, année où j’ai passé le flambeau au CEC Le Miroir Vagabond.

Programmateur du Festival du Merveilleux et de L’inattendu Barvaux 1986

 

Directions D’acteurs:

« Les Manges Cailloux » (Fr)

« Halloween » Création et Mise en scène du Spectacle 2004 et 2005 de la Ville de Huy

« le Chribaptan »

« M’Zelle » (Fr)

« Les Nez Patentes »

« La Cie sans trente et un »

« Les Poules Alliées »

Stages:

J’anime et organise depuis 1990 différentes Formations pour Amateurs et Professionnels « A la recherche de son Clown » en Belgique, France et Argentine

Collaboration avec la Mission Insertion Musique de Valence (Fr 2000 à 2011, arrêt du projet.)

Animation d’un Atelier Clown pour la Cellule Dépendances Drogues et Alcool du Centre Public d’Aide Social de Huy en 2005.

Professeur à l’école de Cirque de Gembloux 1996 à 2001

Atelier au Hautes Fagnes centre de cure et de postcure pour personnes dépendantes (drogues, alcool, drogues médicaments).

 

Education à la Citoyenneté:

J’ai créé et animé de 1998 à 2005, une visite guidée du Fort de Breendonck (seul camp de concentration belge de la guerre 40/45) en Collaboration avec l’échevinat de l’enseignement des villes de Huy et Woluwé St Lambert.

Coopération :

2 voyages de trois mois en Argentine et un mois en RDC, rencontre de projets, Théâtre action, spectacles et stages clown partagés bénévolement. (2006)

Une formation au Théâtre action de six mois en Argentine 11 /2007 à 04/2008.

Un nouveau départ en Argentine, avec mise en place d’une création sur le thème de la violence familiale, ainsi qu’un spectacle animation, et la création d’un festival de théâtre populaire les 29, 30 et 31 octobre 2010. Tournée Spectacle « Calatorie » en Ecoles et milieux défavorisés ainsi que 3 formations clown (Argentine Chaco-Corrientes 2012).

Langues :

Je maîtrise parfaitement le Français et j’ai de bonnes notions en Espagnol.

Je possède des bases en Anglais et Néerlandais.

Divers :

Création en 1986 de la Cie du Nez Rouge

Co-fondateur en 2000 de la Fédération des Artistes de Rue (FAR).

Création en 2006 de la Cie des Arts de Nez

Contact

Michel Malet

Rahier; 27

4987 Stoumont (B)

0032 (0)495 127 688

michmalet@gmail.com

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